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11 avril 2011

Entrevue du lundi avec Joanie-Kim Dolbec-Bradette (Touch Football et Ballon sur glace)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Joanie-Kim Dolbec-Bradette de Montréal.

Quel sport de haut niveau autre que l’ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie ?

Premièrement, j’ai joué durant plusieurs années au touch football, j’ai commencé à l’école secondaire et j’ai poursuivi au niveau collégial puis élite. J’ai participé à quelques Championnats canadiens. J’ai aussi joué dans des tournois aux États-Unis plus précisément à Oakland, à Key West et à Washington.

Deuxièmement, je suis une joueuse de ballon sur glace. J’ai commencé à l’âge de 14 ans, j’ai fait le tour du Canada pour affronter les meilleures équipes de toutes les provinces. Au niveau juvénile, moins de 19 ans, nous avons remporté plusieurs Championnats canadiens. J’ai
poursuivi au niveau élite pendant 10 ans, mais durant la dernière année, j’ai choisi de mettre ce sport de côté pour me concentrer davantage sur l’ultimate frisbee l’hiver comme l’été.

Décrivez une de vos bonnes performances ?

Au touch football, je jouais en défensive, mon rôle était d’empêcher la progression offensive de l’autre équipe. Du 1er au 3 essai, je devais tout faire pour tenter d’intercepter ou de rabattre le ballon. L’une de mes plus grandes satisfactions était de redonner le ballon à ma ligne offensive soit par un interception ou 3e essai contré. Ma bonne anticipation du jeu et mon agressivité m’ont souvent permis de faire des jeux clés. Au ballon sur glace, je vais toujours me souvenir d’un but que j’ai compté en échappé lors de la finale du championnat provincial à Québec, j’ai tiré dans un des coins supérieurs, un magnifique tir. Malheureusement, nous avons perdu la partie en prolongation.

Qu’avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport ?

Je suis une personne qui adore les activités extérieures. Lors de tournois de football, je passais mes fins de semaine à l’extérieur beaux temps ou mauvais temps. Je suis contente de retrouver cet aspect au ultimate frisbee. De plus, j’aime le sport d’équipe, les défis relevés en groupe, les liens d’amitié qui se forment durant l’atteinte d’un objectif ou les moments plus difficiles. C’est pourquoi j’ai choisi de pratiquer le ballon sur glace et le touch football. Encore une fois, je retrouve ces éléments au ultimate frisbee.

Qu’est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate ?

J’ai connu l’ultimate frisbee grâce à des amis, ceux-ci jouaient le lundi soir dans la ligue de Montréal. Ils étaient en train de finaliser leur équipe pour l’été, puis il leur manquait une fille athlétique pour compléter l’alignement féminin. Ils m’ont proposé la place, j’ai accepté immédiatement et depuis j’ai totalement la piqûre pour ce sport.


Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate ?

Le niveau d’intensité qu’il faut déployer sur le terrain me plaît énormément. On doit toujours garder "le focus" même si le point dure depuis plusieurs minutes et que l’on commence à être fatigué. C’est aussi un sport qui demande diverses habiletés, il faut se démarquer, poursuivre un adversaire, lancer le disque et l’attraper. Donc, il faut rester alerte, car notre rôle sur le terrain est amené à changer rapidement dû aux revirements.

En ce qui a trait à l’organisation, trouvez-vous que l’ ultimate est avangardiste ?


Certainement, il n’y a pas beaucoup de sport qui mise sur l’esprit sportif des joueurs pour mettre en application les règlements et pour régler les conflits qui peuvent survenir durant les parties. Cet aspect est nouveau pour moi, j’ai dû m’ajuster et développer une attitude propice à la gestion des mésententes. Lorsqu’on décide de jouer au ultimate, il est essentiel de promouvoir l’esprit sportif sur le terrain. Dans une autre idée, l’ultimate est, selon moi, un sport accessible à toutes personnes qui souhaitent devenir actives. L’horaire des parties est étalé du lundi au jeudi soir, puis il y a différents calibres de jeu. Le reclassement des équipes durant l’été permet aussi de conserver l’intérêt des joueurs et d’affronter des équipes de son niveau. Le programme de mentorat est aussi un élément plutôt intéressant pour aider les nouvelles équipes à s’améliorer. Ce type d’encadrement offert par l’organisation aux équipes récréatives est rarement offert dans les autres organisations sportives. Tout semble être mis en œuvre pour que les membres puissent s’impliquer et s’épanouir.

Quels aspects de l’ultimate pourrait-on améliorer ?


Il y a quelques années, j’aurai dit l’accessibilité aux équipes compétitives, un milieu qui semblait être un peu plus fermé. Cependant, je remarque aujourd'hui qu’il y a eu de grandes améliorations pour faire connaître les nombreuses possibilités compétitives qui s’offrent aux joueurs. Les informations en ce sens sont envoyées à tous régulièrement, c’est une excellente manière d’aller chercher des joueurs talentueux et d’améliorer les performances des équipes compétitives de Montréal.

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4 avril 2011

Entrevue du lundi avec Pierre-Antoine Paquet (Hockey)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Pierre-Antoine Paquet de Montréal et originaire de Québec.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!

Le hockey:
1998 - Ligue junior Majeur du Qc, Saguenéens de Chicoutimi
1999-2000 Junior A, Nanaimo Clippers en Colombie Britannique
2001-2006 Ligue universitaire, Redmen de l'université McGill

À ma dernière saison universitaire, nous avons remportés les séries éliminatoires dans notre conférence et nous avons ainsi accédé au championnat canadiens pour la 1ère fois de l'histoire de l'équipe.



Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

L'esprit de compétition, le dévouement pour la cause de l'équipe, le dépassement de soi, la combinaison de vitesse et de l'endurance , la préparation mentale et physique requises pour les performances.

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

Après avoir accroché mes patins pour ce qui est du hockey compétitif, je cherchais un autre sport afin de combler mon besoin d'activité physique. Ma soeur m'a invité dans son équipe de ultimate et j'ai eu la piqûre instantanée.

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous? de quelle ville?

J'ai joué dans les ligues de l'AUM lors des 2 dernières années, avec les Bergers dans les tournois de 4 x 4 cet hiver et je tente ma chance avec le ultimate compétitif cet été.



Question 5 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?


Attraper un disque dans la zone des buts suite à une feinte du tonnerre et un lancer parfaitement coordonné qui a préférablement parcouru le terrain d'un bout à l'autre; l'esprit sportif qui règne entre les joueurs (cela n'inclut pas les jeux de fin de match...) mais le fait que tu ne t'attends pas à te faire rentrer dedans lorsque tu as les yeux sur le disque; la vitesse d'exécution, le défi du marquage en défensive; le jeu dans toute sa simplicité (une paire de crampons, des shorts, un terrain = game on...).

Question 6 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

Avec ma longue expérience dans le monde de l'ultimate, j'ai rapidement constaté que le développement et les performances d'une équipe sont étroitement liés avec les connaissances de son capitaine et de son habileté à inculquer les différentes stratégies à ses coéquipiers.

Plus encore, j'ai appris que même dans les niveaux compétitifs, les stratégies et les ajustements pendant un match étaient dictés par les joueurs/entraîneurs eux-même! Je crois que l'évolution du ultimate passera par la mise en place d'un programme de formation d'entraîneurs qui auront pour mission d'enseigner les différentes stratégies tout en favorisant le développement des joueurs individuellement.

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21 mars 2011

Entrevue du lundi avec Sandra Williams (Soccer)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Sandra Williams de Sherbrooke.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!

J’ai joué au soccer de niveau universitaire jusqu’à cette année dans l’équipe de l’Université de Sherbrooke. De plus, je joue dans la catégorie senior féminin AA pour Les Verts de Sherbrooke et j’ai pratiqué avec le senior AAA durant 3 ans. En soccer féminin, le niveau universitaire est le plus haut niveau accessible avant le semi-professionnel et l’équipe canadienne. J’ai participé deux fois à la coupe du Québec remportant une médaille d’or en 2009.

Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

Ce que j’apprécie du soccer est la créativité et la difficulté de ce sport. Ce que j’entends ici est que le soccer demande beaucoup d’efforts et énormément d’heures de pratique pour s’améliorer. En effet, contrôler un ballon avec ses pieds est plus difficile et moins naturel qu’un autre sport où l’action se déroule à l’aide de ses mains. Le soccer est spontané, il y a des revirements de situations à tout moment. La capacité d’adaptation rapide et la créativité est très importante.

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

En 2004, l’Association d’Ultimate de Sherbrooke (AUS) a démarré une ligue junior d’ultimate dans les écoles secondaires de la région. À ce moment, je pratiquais déjà d’autres sports à mon école secondaire tels que le handball, le touch-football et le soccer. Toutefois, en voyant une démonstration d’ultimate, j’ai été impressionnée par cette activité sportive qui semblait combiner des habiletés de différents sports. Je me suis donc inscrite dans la ligue junior et j’ai tout de suite adoré!

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous? de quelle ville?

À ma première année d’ultimate compétitif, j’ai joué avec Banzaï, une équipe mixte de Sherbrooke, et avec les Fringants dans la première équipe junior québécoise à avoir participé au championnat canadien. Les quatre étés suivants, j’ai joué avec Gecko, une autre équipe mixte sherbrookoise, qui a remporté deux médailles de bronze au championnat canadien. J’ai joué un été avec Exo une équipe féminine de Sherbrooke et je joue présentement avec Odyssée une équipe mixte de Montréal.


Question 5 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?

J’apprécie la philosophie de l’ultimate. L’auto-arbitrage et le respect de l’adversaire est un aspect qui distingue l’ultimate de tout autre sport. L’intensité et la condition physique que requiert ce sport sont d’autres raisons qui me font aimer ce sport. Aussi, il est intéressant de pouvoir pratiquer un sport de haut niveau mixte.

Question 6 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

La contre-attaque rapide est un aspect que je ne trouve pas assez présent au Ultimate. De plus, l’anticipation et la prise de décision rapide sont des aspects qui devraient être encouragés davantage. Si je compare avec mon expérience au soccer, avant même de recevoir le ballon il faut savoir où sont les options disponibles pour ensuite jouer en une fraction de seconde. En effet, la prise d’informations sur le terrain avant la possession du ballon est très importante, voire indispensable. Je crois que cet aspect pourrait s’appliquer au ultimate. Pour terminer, les joueurs devraient être capables de jouer dans les directions latérale et arrière aussi aisément que vers l’avant. En effet, développer une vision non-linéaire du jeu serait utile au ultimate pour mieux orienter et coordonner ses courses en fonction des autres joueurs.

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14 mars 2011

Entrevue du lundi avec Carl Lalancette (Volleyball)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Carl Lalancette de Québec.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!


J'ai joué au basket-ball au secondaire (1993-1997) pour ensuite faire le ''saut'' en volleyball de compétition de 1998 à 2005. J'ai débuté dans le AAA au cégep de Jonquière pour être recruté par le R&O à l'université. Au cours de ces années, j'y ai joué du volley de haut niveau, ayant la chance d'échanger le ballon contre de grosses équipes d'un peu partout dans le monde (Ouest Canadien, États-Unis, Europe). J'avais un coach qui aimait bien nous ''challenger'' en nous donnant l'occasion de voyager (Hawaii, Chicago, Hollande) tout en pratiquant notre sport. Le plus haut niveau que j'ai atteint dans ce sport est l'équipe nationale universitaire, en 2003, où j'ai eu l'occasion de participer aux Universiades (compétition internationale d'été) à Daegu en Corée du Sud. Petit vidéo des cérémonies d'ouverture :

Universiade - Daegu - Opening II

Je n'étais pas supposé jouer comme ''partant'' à cette compétition puisque le gars au même poste que moi mesurait 6'10'' et venait de l'Ouest, ce qui lui donnait 2 bonnes raisons de me devancer...le volley-ball national n'échappant pas à la ''game'' politique! Bref, le destin faisant bien les choses pour moi, ce gars s'est malheureusement infligé une blessure sérieuse à la cheville lors du premier match de la compétition, ce qui m'octroya le poste de partant pour le reste de la compétition. Lors de mon premier départ, contre la Grèce, j'ai joué mon meilleur match à vie avec 23 attaques marquantes dans un gain en 4 sets...un bon souvenir j'en garderai!



Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?


Le sport tout simplement. Pour moi, ça reste encore le plus beau sport à jouer et à regarder...je suis un peu biaisé, mais il faut admettre que c'est un jeu rapide, intense, qui mixe hauteur, force, précision, tactique et finesse, un sport qui m'impressionne toujours!

2008 Olympic Volleyball Highlights

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?


Curieusement, c'est l'architecture. Voyant ma carrière de volleyeur se terminer vers la fin de l'université, je cherchais de nouveaux défis sportifs à relever. C'est alors qu'une amie, Andréanne Gaudet pour ne pas la nommer, m'a demandé si je voulais remplacer dans son équipe, qui se nommait ''les plats de plastique'' si ma mémoire est bonne. Dès lors, de fil en aiguille, j'ai fait mon petit bonhomme de chemin dans ce nouvel univers qui, pour moi, devenait mon espèce de ''rebond'' du volley-ball de compétition!

Question 4 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?


Les belles filles, le bon vin, la bière d'après-match, la camaraderie hors terrain(soirée de poker ou autre), les voyages que ça occasionne, la rencontre de personnes intéressantes et j'oubliais...les dive/catchs, les layoutD, courir après un frisbee flottant et bien sûr, sauter par-dessus tout l'monde pour faire un catch dans la zone! ;)

Question 5 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

Je suis assez mal placé pour répondre à cette question puisque je m'implique moi-même très peu...donc je dirais plutôt que je trouve que les personnes qui sont en place et bénévolement de surcroît, font une job incroyable pour aider au développement de ce sport auprès des jeunes, des écoles, des nouvelles recrues ainsi que de la reconnaissance du ultimate comme fédération auprès des différents paliers.


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7 mars 2011

Entrevue du lundi avec Charles Bariteau (Handball)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Charles Bariteau de Montréal originaire de St-Jean-sur-Richelieu.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!


J’ai joué au football et au handball à un bon niveau. D’abord, j’ai joué tout mon secondaire comme quart-arrière avec les Obélix de la Polyvalente Armand-Racicot et ensuite, j’ai joué deux ans avec les Géants de St-Jean dans le circuit collégial AAA en tant que receveur.
Mais c’est plutôt au handball que je me suis démarqué. Après le secondaire, j’ai joué avec le club Champlain où j’ai gagné 5 championnats canadiens. Par la suite, j’ai été membre de l’équipe nationale pendant 10 ans au poste d’arrière droit. J’ai eu la chance de jouer professionnellement pendant une saison en France dans le Club de Lille en deuxième division. De plus, j’ai participé au championnat du monde en 2005 en Tunisie.


Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?


Le côté physique est omniprésent et il faut allier force, vitesse et endurance. Il faut donc être un athlète complet pour être efficace. Par contre, chaque position demande différentes aptitudes faisant en sorte que différents gabarits de joueurs peuvent y trouver leur contre. C’est un sport d’équipe où la vision globale du jeu l’emporte sur les « match-ups » individuels.


Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?


Lors de la saison morte, une de mes amies m’a demandé de jouer avec une équipe de l’AUM. Avec Reliche, je ne pouvais pas mieux tomber !

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous?


L'été dernier avec Démon puis Méphisto. Cet hiver avec les Bergers dans le CQU4.

Question 4 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?


L’utilisation de toute l’aire de jeu. On court des tracés axés sur l’intuition et sur de grands principes. Tous les joueurs doivent lancer courir et défendre. Le sport étant jeune, il y a beaucoup de place pour l’innovation.


Question 5 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?


Insister sur la compréhension de certains principes pour éviter un jeu mécanique lors du développement des joueurs. Avoir une structure plus solide chez les différentes équipes compétitives pour assurer une continuité et une relève de haut niveau. Avoir des coachs aideraient grandement !


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28 février 2011

Entrevue du lundi avec Kate Beaulieu (Basketball)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Kate Beaulieu de Québec.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!

J’ai pratiqué durant plus de 9 ans le basket-ball. J’ai débuté alors que je n’étais qu’en 5ème année du primaire. J’ai joué durant toutes mes années de secondaire ainsi que mes deux années collégiales. Lors de mon passage au secondaire, j’ai joué pour les Chevaliers en portant les couleurs de l’École secondaire de la Seigneurie à Beauport, arrondissement de la ville de Québec. Durant mes années de CEGEP, j’ai joué pour les Titans du CÉGEP Limoilou. Durant la majorité des saisons auxquelles j’ai participé, j’ai joué dans un niveau de compétition assez relevé.

Il est difficile de décrire une bonne performance après tant d’années passées sur les terrains de basket-ball. J’ai joué des dizaines de parties, certaines étaient plus ardues que d’autres mais il me reste en mémoire une partie qui a marqué ma carrière de joueuse de basket-ball. Durant une partie contre la polyvalente de Charlesbourg, je me souviens avoir marqué 36 points dans la victoire de mon équipe par la marque de 52-50. Cette partie n’a rien de vraiment extraordinaire, mais je me souviens particulièrement de cette soirée car elle a eu une répercussion sur la manière dont j’allais poursuivre ma carrière sportive. Cette partie m’a permis de prendre conscience de mes capacités sportives et qu’avec de la volonté et de la persévérance, il est possible d’atteindre les plus hauts sommets.

Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

Le basket-ball est un sport d’équipe intense, nécessitant persévérance, travail acharné, dévouement et constance. Ce que j’appréciais de ce sport était la fraternité entre toutes les joueuses de mon équipe. L’amitié qui se créait dès les premières pratiques. Nous passions plusieurs heures par semaine ensemble à se dévouer pour notre sport, à se donner corps et âme pour devenir meilleures et atteindre nos objectifs. J’aimais ce sport en raison du dévouement nécessaire pour arriver à performer. Les pratiques, les entrainements physiques, les rencontres stratégiques et théoriques, ces éléments sont pour moi la clé du succès et je les ai retrouvés tout au long de ma carrière de joueuse de basket-ball. Je suis une personne très compétitive et mes années de basket-ball ont assurément répondu à la compétitrice que je suis, car nous regardions tous, entraîneurs et joueuses, dans la même direction et fournissons les efforts nécessaires pour parvenir à avoir du succès.

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

C’est par un heureux hasard que je me suis retrouvée à jouer au ultimate frisbee. Durant mes années collégiales de basket-ball, je recherchais un moyen de maintenir ma condition physique durant la saison estivale. Je joggais, je poursuivais mon entraînement en salle mais je n’étais pas satisfaite car la compétition me manquait. Un collègue de travail m’a parlé d’un sport qu’il pratiquait avec ses amis, les soirs de semaines dans une ligue de l’association des joueuses et joueurs d’ultimate de Québec. Il parlait bien entendu de l’ultimate frisbee. Il m’a donc invité à venir jouer avec eux pour remplacer des joueuses de son équipe qui étaient blessées. Je n’avais jamais joué à ce sport auparavant, je n’avais ni même jamais entendu parler de ce sport, mais j’avais le goût de le découvrir et je me disais qu’il pourrait bien s’agir du moyen que je recherchais pour conserver ma bonne forme physique entre mes saisons de basket-ball. J’ai tout de suite adoré ce sport physique, exigeant et intense, exactement ce que je recherchais. J’ai ainsi appris à découvrir les rudiments du ultimate et à développer mes lancers. Depuis ce temps, je n’ai jamais arrêté de jouer. À la fin de mes années de CEGEP, j’ai décidé de ne pas jouer au basket-ball à l’université et de me concentrer sur l’ultimate frisbee. Je suis entièrement satisfaite de mon choix car j’ai réussi à trouver dans l’ultimate frisbee une compétition relevée, une volonté de vaincre omniprésente et la recherche de l’excellence.

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous? de quelle ville?


Durant la saison estivale, je fais partie de l’équipe mixte ONYX représentant la ville de Québec. Cette équipe a participé aux derniers championnats du monde par équipe à Prague en 2010 et a terminé au 2ème rang. Onyx a aussi remporté les derniers championnats canadiens à Sherbrooke. ONYX sera de retour en 2011 et je ne peux m’empêcher d’avoir de grandes attentes pour la saison qui arrive à grands pas !

Durant la saison morte, je me joins à Legend, une équipe de 4 contre 4 de Québec. Je joue dans la ligue de l’Abeille gelée de l’AJJUQ avec cette équipe, entièrement formés de mes amis les plus près dans le but de m’amuser mais aussi de performer. Je joue avec ces personnes depuis mes débuts, ce sont eux qui m’ont montré à jouer au ultimate frisbee. C’est grâce à eux que j’ai eu la piqûre pour l’ultimate et que je poursuivrai à jouer aussi longtemps qu’il m’en sera possible !

Pour les tournois du circuit du CQU4, je joue avec l’équipe des Turbo Fluo Butt Bullets, formée de joueurs d’ONYX et d’Odyssée. Nous avons remporté le tournoi intérieur BYE-BYE ayant eu lieu à Trois-Rivières et nous comptons aussi performer au prochain tournoi intérieur à Sherbrooke, le Coup de foudre.

Question 5 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?

Ce que j’apprécie le plus du ultimate est son ensemble. Le ultimate regroupe des exigences techniques et pratiques. Il faut être à la fois en bonne condition physique et maitriser les types de lancers pour ainsi pouvoir s’améliorer et atteindre l’élite du ultimate. Je suis une grande compétitrice et ce que j’aime du ultimate est le fait qu’il faut travailler fort pour devenir meilleur et s’améliorer. J’apprécie finalement l’aspect stratégique qu’il y a au ultimate, une stratégie qui se développe et qui peut être un atout majeur pour remporter une partie.

Question 6 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

La principale différence entre le ultimate et les sports traditionnels est la manière d’appliquer les règlements. Au ultimate, le fait qu’on applique personnellement les règles amène parfois des conflits car chaque joueur possède sa propre vision des choses. L’amélioration de cet élément est difficile car l’auto-arbitrage est l’essence même de notre sport. Le « spirit » est une caractéristique unique à notre sport alors modifier la manière d’appliquer les règlements pourrait porter atteinte à la nature même du sport ultime. Le problème avec l’esprit du jeu est que lors que l’enjeu devient de plus en plus grand, que la compétition devient de plus en plus féroce, les règles ne sont plus nécessairement appliquées justement et cela peut avoir un impact important sur l’issue d’une partie. Le ultimate encourage fortement la promotion de l’esprit sportif, ce qui est à mon avis une très bonne chose, par contre, je pense qu’afin de pouvoir amener le ultimate dans une catégorie supérieure, il faudra, un jour ou l’autre, peut-être revoir la manière d’appliquer les règles afin que le gagnant soit le véritable vainqueur !


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21 février 2011

Entrevue du lundi avec Philippe Thivierge (Badminton)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Cette semaine, nous interviewons Philippe Thivierge de Montréal et originaire de Sherbrooke.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie?

Badminton

Avec quel club?

Le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke et, ensuite, à mon arrivée à Montréal, je me suis entraîné avec l'équipe du Québec.

Quel niveau de compétition avez-vous atteint?

Élite : je pense que c'est honnête de dire qu'au début des années 2000, je me classais entre 10e et 20e au Québec.

Décrivez une de vos bonnes performances?

Mon meilleur résultat a été d'atteindre la finale dans un tournoi provincial Élite en double mixte. Je n'avais pas de partenaire et les organisateurs du tournoi m'en ont trouvé une de bon calibre; Amélie Felx (qui joue maintenant au frisbee également). Nous avons perdu la finale 3 sets. Ah oui, en demi-finale, on a battu un gars qui était allé aux Jeux olympiques quelques mois auparavant. Il était jumelé avec une joueuse junior, mais quand même.

Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

- Le fait que ce soit un sport individuel ; tu ne peux compter que sur toi, il n'y a pas de cachette.

- C'est un sport très complet qui allie stratégie, endurance cardio-respiratoire, technique et vitesse.

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

Au secondaire à Sherbrooke, un éducateur physique en stage avait enseigné ce sport à plusieurs classes. Ensuite, à l'Université, alors que j'avais une session d'étude, j'avais monté une équipe avec des joueurs de badminton du Vert et Or, pour faire partie de la ligue de 4 équipes à Sherbrooke (en 2001?). Dans cette ligue, il y avait une équipe qui s'appelait Stakatak. Elle était la seule équipe à lancer des flicks et à ne pas forcer straight mais je me permets de dire qu'on les battait quand même. On trouvait ça très drôle.

À mon arrivée à Montréal, un collègue de travail m'a invité à faire partie de son équipe dans le F où j'ai entendu parler de stack pour la première fois.

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous? de quelle ville?

Ces dernières années avec Méphisto de Montréal et maintenant avec l'équipe mixte Odyssée. Cet hiver, je joue avec les Petites douceurs dans le Circuit québécois d'ultimate 4 contre 4.

Question 5 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?

C'est un sport très complet qui allie stratégie, endurance cardio-respiratoire, technique et vitesse. :)

Je peux exploiter ma vitesse en ligne droite plus qu'au badminton.

Question 6 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

Bonne question. Certainement le développement des jeunes au Québec. Il faut qu'à l'ultime les meilleurs athlètes en viennent à penser à notre sport instinctivement lorsqu'ils ont 12 ou 15 ans, pas juste quand ils commencent à être fini dans leur sport respectif. Un jour, un athlète qui commence à jouer au badminton à 20 ans va répondre "le Ultimate" quand il se fera demander quel sport il pratiquait avant. Pour ca, il faut avoir des coachs et des programmes dans les écoles secondaires et au collégial. Il faut également accroître la visibilité!

Je cherche une autre réponse dans le sport comme tel. Les arbitres, je n'y crois pas, la seule chose qui me dérange c'est le cutter qui vient de se faire faire une "D" et qui appelle faute pour annuler le revirement. Un revirement coûte tellement cher, ce n'est rien comparativement aux verges perdues par la contestation. Même si on le croit mal intentionné, il n'y a rien qu'on puisse faire. Mais je n'ai pas vraiment de solution. Même s'ils emmènent un regard objectif sur chaque situation les observers ne peuvent pas tout voir et ça n'améliore pas vraiment les appels de faute finalement. Par contre, les appels de ligne (in ou out) systématiques, ça c'est bon.

Pour améliorer la qualité du spectacle, il faudrait accélérer la remise en jeu après un arrêt de jeu.


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17 février 2011

Entrevues du lundi de la FQU : la migration sportive

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l'ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D'où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s'initie à l'ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l'ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d'autres, l'ultimate représente une deuxième carrière sportive... Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d'ultimate.

Au cours des prochaines semaines, je publierai des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l'ultimate. Afin de mieux comprendre ce phénomène de migration sportive, je leur ai posé les questions suivantes :

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l'ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!

Question 2 : Qu'avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

Question 3 : Qu'est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d'ultimate jouez-vous? de quelle ville?

Question 5 : Qu'est-ce que vous appréciez de l'ultimate?

Question 6 : Quels aspects de l'ultimate pourrait-on améliorer?

Une entrevue sera publiée tous les lundis sur le blogue de la FQU. Pour cette première série d'entrevues, les migrants sportifs en question jouent ou ont joués au basketball, au volleyball, au badminton, au basketball, au touch football, au hockey et au soccer.


Pour consulter toutes les entrevues.